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Ven, novembre

Bénin / Elections : Le COS-LEPI mis sous éteignoir, le RAVIP à la page

Politique
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Le Comité d’Orientation et de Supervision de la Liste électorale permanente informatisée ( COS-LEPI) est mis sous éteignoir depuis l’arrivée au pouvoir du régime du président Patrice Talon. Cette structure chargée d’actualiser la liste électorale périodiquement est bien dans le creux de la vague. Le COS-LEPI  passe donc depuis un moment de la lumière à l’ombre.

Le Comité d’Orientation et de supervision de la  Liste électorale permanente informatisée ( COS-LEPI), ne jouit pas depuis l’avènement du nouveau régime de sa visibilité d’antan. Cette structure chargée de l’actualisation de la liste électorale ne semble pas captiver l’intérêt du régime au pouvoir. La dernière équipe de supervision de cette institution présidée par le député Badirou Aguemon a rencontré moult difficultés financières pour venir à bout de sa mission. Si le mandant de cette équipe est arrivée à expiration depuis le 31 janvier  dernier conformément à la loi, un nouveau comité n’a plus été installé comme le prescrit pourtant la loi qui l’institue. Du coup, une certaine opinion se demande si cette importante structure n’est pas entrain de mourir à petits feux. L’équipe du député Badirou Aguemon qui a remis le fichier électoral  actualisé issu de son travail, n’a pas de successeur à ce jour. D’où les inquiétudes que soulève l’avenir de cette institution à visée électorale.

Le procès du RAVIP

Pendant que le COS-LEPI est en pleine agonie et que l’équipe du député BADIROU mise à la diète continue de traîner des ardoises, surgit une nouvelle réforme dénommée le Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population ( RAVIP). Sur un budget de 2,6 milliards, le COS-LEPI présidé par l'honorable Badirou Aguemon dit n'avoir reçu  de l'Exécutif que 500 millions de FCFA à la date du 1er décembre 2016.

Même si le gouvernement, l’initiateur de la loi qui l’a institué clame qu’il ne s’agit guère d’une opération à visée électoraliste, le lourd appareil politique mis en place ne prête pas foi aux dénégations du régime en place.

Toutes les structures techniques ayant l’habitude de travailler à la mise en place du fichier électoral comme l’INSAE  (Institut National d’Analyse économique) et l’ANT ( Agence Nationale de Traitement) sont intimement associés à l’opération. L’ANT est la structure qui génère le fichier électoral et elle n’est pas du reste dans ce processus.

Le RAVIP en dépit donc des professions de foi tendant à le blanchir de tout procès à visée électoraliste prête flanc à l’accusation au regard de l’appareillage politique qui supervise une opération que les structures techniques auraient dû réaliser sans tambour ni trompette.

Les détracteurs du RAVIP se fondent sur la forme de cette réforme chapeautée par une lourde tutelle politique. Cet emballage aux yeux de ceux-là reste suspect et trahirait des desseins inavoués. 

Bernadin MONGADJI

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