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Mar, février

Bénin / Libération de l'espace public : Les sinistrés changent de stratégies

Société
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Démarrée officiellement le 02 janvier 2017, l’opération de libération des domaines publics évolue à grands pas, et Cotonou gagne de plus en plus en espaces. Mais les autorités béninoises engagées dans cette opération ne semblent pas être au bout de leurs peines. Des sinistrés reviennent de plus bel, cette fois-ci avec des parasols sous lesquels ils installent leurs marchandises.

Ce sera une autre paire de manche pour les autorités béninoises en l’occurrence la préfecture de Cotonou et les forces de l’ordre, fortement engagées dans les opérations de libérations des domaines publics. Des promoteurs de boutiques, déguerpis, reviennent de plus bel, pour occuper à l’air libre, l’espace public sur lequel ils ont été renvoyés. En effet, c’est à l’aide des parasols ou à l’air libre sous le soleil, que certaines revendeuses de divers à Cotonou, reviennent s’installer sur les espaces qu’elles ont libérés il y a quelques jours. Certains, à l’instar des revendeurs de vêtements, installent leurs marchandises le long des murs de leurs boutiques, épargnés par le passage des bulldozers.

L’autre fait également visible, c’est la prise d’assaut de certains espaces libérés par les revendeuses d’oranges, d’ananas, d’oignons, d’essence frelatée, etc. Les soirs, ces mêmes espaces sont pris en otage par d’autres revendeurs de chaussures d’occasion ou localement fabriquées. Cet état de chose a d’ailleurs agacé le ministre de l’intérieur. Ce lundi 09 janvier 2017, une séance de travail a eu lieu entre Sacca Lafia, le préfet Modeste Toboula et les responsables des forces de Police et de la Gendarmerie, sur l’état des lieux de l’opération de libération des espaces publics. Au cours de ladite séance, le patron des flics s’est indigné du retour à peine voilé de certains sinistrés et de l’apparition sporadique d’autres revendeurs. Il a durci le ton et a instruit les forces de l’ordre et de sécurité publique notamment les commissaires d’arrondissements aux fins de «faire respecter les espaces publics libérés».

Reste à savoir si les autorités béninoises seront à la hauteur de cette nouvelle lutte qui, apparemment, s’annonce bien plus périlleuse que celle des déguerpissements manu militari.

Ariel GBAGUIDI

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