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Dim, octobre

Bénin : Les forestiers réclament la libération du capitaine Trékpo

Société
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Les syndicats des agents des eaux, forêts et chasses, exigent la libération du capitaine Patrice Trékpo, Secrétaire Général par intérim du SYNA-EFC. L’intéressé est mis aux arrêts de rigueur de 45 jours depuis plusieurs semaines pour avoir dénoncé des incongruités orchestrées dans leur secteur par le gouvernement. Ils réclament également de meilleures conditions de vie et de travail.

Au terme d’une assemblée générale, les agents des eaux, forêts et chasses réunis au sein du Syndicat des forestiers du Bénin (SYNFORB) et du Syndicat des agents des eaux, forêts et chasses (SYNA-EFC), ont réitéré les préoccupations soulevées, il y a plus d’un mois, par le Capitaine Patrice Trékpo, Secrétaire Général par intérim du SYNA-EFC.

En effet, le Sg par intérim du SYNA-EFC avait dénoncé le retrait des agents des eaux et forêts du parc PENDJARI suite à sa cession au profit d’une ONG APN par la procédure du gré à gré alors que la loi sur le partenariat public privé n’est pas encore promulguée. Cela lui a valu 45 jours d'arrêt de rigueur. Une punition qu’il continue d’exécuter. Ses collègues estiment qu’il est « un prisonnier d’opinion, illégalement mis aux arrêts de rigueur et gardé dans des locaux illégaux », et exigent de ce fait, sa libération immédiate et sans conditions.

En plus de cette revendication, les forestiers ont réitéré plusieurs autres manquements soulevés par la Capitaine Trékpo notamment ceux liés à leurs conditions de vie et de travail à savoir : « l’affectation de budgets dérisoires accordés à la DGEFC et aux Inspections Forestières, le manque de moyens roulants (motos et véhicules) pour effectuer les missions de patrouilles et de sécurisation des forêts, le défaut de dotation en carburant et l’insuffisance de matériels de travail aux fonctionnaires des eaux, forêts et chasses », pour ne citer que celles-là. 

Ils ont également dénoncé une campagne de manipulation de plusieurs d’entre eux par le régime en place, ce qu’ils appellent : « le saupoudrage de quelques primes au personnel après les dénonciations faites par le Camarade Trékpo ».

Les membres du SYNFORB et du SYNA-EFC mettent en garde par ailleurs l'exécutif contre toute tentative d’intimidation ou de prise de mesures coercitives contre les militants, tout en invitant leurs camarades à se tenir prêts pour des actions à venir.

Ariel GBAGUIDI / beninmondeinfos.com

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