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Ven, novembre

Bénin : La CSA-Bénin émet des réserves sur le RAVIP

Société
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La Confédération des syndicats autonomes du Bénin (CSA-Bénin) dévoile sa position sur le Recensement Administratif initial à Vocation d'Identification de la population (RAVIP). A travers une déclaration qu'il a rendue publique ce mercredi 25 octobre 2017, Anselme Amoussou, Secrétaire général de la CSA-Bénin, rappelle que son syndicat ne s’oppose pas à la réalisation du RAVIP. Il exige plutôt des préalables « visant à rassurer les acteurs sociaux et politiques et à restaurer la confiance nécessaire à l’atteinte des objectifs de l'opération ».

Dans son message, Anselme Amoussou, le patron de la CSA-Bénin, prévient d’abord que son organisation n’est « membre d’un quelconque front politico syndical appelant au boycott du RAVIP ».

Il a ensuite vanté les mérites de l’opération controversée. « Le RAVIP a vocation à doter le Bénin d’un état civil sécurisé pour tous les Béninois, il est globalisant et va au-delà d’une liste électorale. Il pourrait (s’il était réalisé convenablement) effectivement se révéler un outil de développement. Bien réalisé, le RAVIP pourrait même servir de base à la réalisation d’une liste électorale fiable et moins onéreuse », lit-on dans la déclaration d’Anselme Amoussou.

Toutefois, le leader syndical exige des mesures pour la transparence et le consensus autour de l’outil. Lesdites mesures doivent « rassurer les acteurs sociaux et politiques, et restaurer la confiance nécessaire à l’atteinte des objectifs de l’opération », selon le Secrétaire général de la CSA-Bénin.

Et en matière de mesures, sa Confédération syndicale « suggère : l’assainissement nécessaire du RAVIP et son adossement effectif à l’état civil national avant toute délivrance de la carte biométrique individuelle ; le dialogue nécessaire avec les acteurs politiques autour du code électoral et la mise à l’écart de l’opération des personnalités politiques dont le passé récent brouille le message autour du RAVIP et ravive les craintes des citoyens échaudés par le fameux KO électoral de 2011 ».

Par ailleurs, il dit exprimer sa « perplexité face à ce qui apparaît comme une fronde organisée par certains députés » contre la mise en œuvre de la loi donnant naissance au RAVIP alors qu’ils l’ont votée à l’Assemblée nationale, donc applicable à tous les citoyens du pays.

Un gros paradoxe que le Secrétaire général de la CSA-Bénin voudrait bien comprendre.

Ariel GBAGUIDI / beninmondeinfos.com

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