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Jeu, septembre

Nigeria : Nouvelle menace sur la production pétrolière dans le Delta du Niger

Economie
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Un gazoduc de la Nigerian national petroleum corporation (Nnpc), la compagnie nationale pétrolière du pays, a explosé  dans le Delta du Niger, samedi dernier, mettant fin à des longs mois d’accalmie dans la région. L’information a été confirmée par Violin Antaih, le porte-parole de la compagnie, qui redoute la reprise des actes de sabotage qui ont fait chuter la production pétrolière l’année dernière, infligeant de lourdes pertes à l’économie.

 

Le sud-est du Nigeria, la première région pétrolière du pays, est à nouveau frappée par des actes de sabotage. L’explosion, samedi dernier, près de Sanomi, dans les environs de Warri, capitale de l’État du Delta, d’un gazoduc de la Nnpc, la compagnie nationale des hydrocarbures, n’est pas un accident, croit savoir Violin Antaih, le porte-parole de la  compagnie. « Cela nous a été confirmé, même par les riverains, qu’il s’agit d’un sabotage…Sur les photos de l’incident, on voit bien que le gazoduc a été coupé en deux. Si cela avait été une simple rupture, cela n’aurait pas eu cet effet », a confié le responsable de la Nnpc à l’Afp.

Le message posté ce mardi sur le compte twitter du groupe rebelle les Vengeurs du Delta « la victoire est à nous », trois jours après les attaques, semble valider cette thèse.

Mais l’armée nigériane dit mener une enquête pour déterminer les causes réelles de l’incident. « Je suis informé de cet incident et nous travaillons à ce sujet. Une commission a été mise en place pour tenter d’en déterminer les circonstances », a expliqué le commandant Apochi Suleiman.

En somme, une nouvelle menace sur le front de la production pétrolière, épargné depuis plusieurs mois, suite à des accordes passés entre les groupes rebelles de la région et les autorités fédérales.

Ces attaques, faut-il le rappeler, ont lourdement assommé la production pétrolière du pays, qui s’est vue dégringoler de 2,5 millions de barils à 1,4 millions l’année dernière. Les conséquences pour l’économie nigériane sont sans appel. Le pays, qui pâtissait déjà du plongeon des cours de baril, est entré en récession en août. Une page noire jamais ouverte depuis un quart de siècle.

Le retour de ces attaques à un moment où Abuja se bat pour sortir de la récession avec des signaux encourageants, inquiète les milieux financiers. « Ce message est sûrement pour faire savoir qu’ils (les groupes rebelles, ndlr) sont de retour…Cela ressemble à une menace.», s’inquiète Dolapo Oni, analyste en énergie pour Ecobank à Lagos.

Bruno O. OTEGBEYE/ beninmondeinfos.com

 

 

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