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Dim, octobre

Le Terrorisme : la guerre insidieuse du siècle aux multiples facettes

Chronique politique
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Le vingtième siècle a été marqué par deux grands conflits qui ont bouleversé  hiérarchie et normes sur le plan organisationnel, politique, économique et social de la planète terre. Les deux guerres mondiales se sont illustrées par une violence meurtrière d’une rare virulence. La course aux armements accompagnée d’un essor prodigieux de l’industrie de guerre a débouché sur un monde politiquement divisé, économiquement éclaté et socialement meurtri avec comme conséquence la redéfinition d’un nouvel ordre mondial. 

 

Bien de nations de la planète n’ont pas encore aujourd’hui fini de panser les séquelles des horreurs et barbaries de ces deux guerres mondiales. Mais nous voici, au cours des deux premières décennies du vingt-unième siècle, en proie à une crise qui menace et ronge  le monde à l’instar d’un feu dévorant qui s’active chaque jour un peu plus : le terrorisme. Depuis l’historique attaque du World Trade Center, le 11 septembre 2001, les attaques terroristes ont pris du volume dans le monde. Chaque continent de la planète, à commencer par les grandes puissances, reçoit sa dose d’attaques terroristes. Le fondamentalisme religieux entretenu par des groupes djihadistes, ne laisse aucun répit à la paix et à la sécurité de l’ensemble de la planète. L’idéologie fondamentaliste soutenue et attisée par le groupe Etat Islamique plonge progressivement le monde vers une nouvelle guerre. Une guerre de type particulier où l’ennemi est invisible et donc capable de se dissimuler au sein même des troupes aguerries normalement  pour endiguer le mal. Les terroristes frappent tout et partout, n’importe où et n’importe quand. Ils défient les plus grandes puissances du monde. Ils ébranlent des Etats. Ils désorganisent la société en corrompant sa soupape de sûreté qu’est la religion. Après les pays du Moyen Orient, les Etats-Unis, la Lybie, le Mali, le Nigéria, le Cameroun, le Tchad et le Niger, la France est désormais dans la tourmente des attaques terroristes depuis le mois de Janvier 2015. Les attaques du 13 novembre 2015 ne constituent que l’expression visible de la présence dissimulée des tenants de l’idéologie fondamentaliste et d’un  islamisme dévoyé.

 

 

   En effet, la religion d’une manière générale participe à valoriser le sacré. La sacralité de la vie humaine constitue un socle fondamental et indiscutable du religieux. Mais voilà, en ce début du vingt-unième siècle, au nom de la religion, on tue. Au nom de la religion, on détruit des vies humaines. Au nom de la religion, on venge Dieu, créateur de l’univers, comme si après avoir créé le monde, le Tout-Puissant a perdu de son pouvoir pour défendre sa propre cause. Il est inadmissible que l’homme commette des actes de barbaries sur ses semblables pour défendre Dieu ou la religion. Dieu est le grand démocrate par excellence. Si on en vient à un extrémisme religieux qui bafoue la sacralité de la vie humaine,  on se retrouve  alors là en plein dans le concret de la pensée de Karl Marx : « la religion est l’opium du peuple ». Ceci est d’autant plus vrai que les fondamentalistes religieux sont aujourd’hui les bourreaux de la vie humaine de part le monde. Leurs attaques impitoyables et meurtrières apparaissent comme les indices d’une guerre insidieuse et sans frontière du vingt-unième siècle. Une guerre dont la fin n’est pas à prédire. Tellement, les jihadistes ont eu le temps de préparer leur affaire. Ils contrôlent des puits de pétroles dans plusieurs régions du Golfe et dans bien de pays de la planète. Ils ont le circuit des armes et des blanchiments d’argent. A cela s’ajoutent les appuis financiers colossaux de leurs sponsors tapis dans l’ombre sur l’ensemble de la planète. Toutes ces ressources financières font d’eux des clients respectables de l’industrie de guerre. Ainsi, le phénomène du terrorisme est loin d’être circonscrit. Et même la guerre déclarée par la communauté internationale à l’Etat Islamique risque bien de se révéler comme du levain pour le terrorisme. Seul un dialogue interreligieux fécond apparaît comme la meilleure thérapie pour étouffer les indices de cette guerre du siècle car la violence est l’arme des faibles.

Par Marc David MOLLI 

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