23
Mar, mai

Née, de la chute de l’ex-guide libyen, Mouammar  Kadhafi, la crise malienne a été prise à bras le corps par l’ancien président français, François Hollande. L’action de l’armée française a permis d'amoindrir une menace djihadiste, encore présente. Emmanuel Macron, successeur de François Hollande veut obtenir plus de résultats dans la croisade contre le terrorisme. Mais pourra-t-il se démarquer de certaines pesanteurs ayant conduit à la situation actuelle dans le nord et le centre du Mali ? Du succès de cette nouvelle mission, dépendra la crédibilité du jeune chef d'Etat français.

Une importante cache d’armes a été découverte dans un domicile à Bouaké en début de semaine dernière, en pleine mutinerie. Cette découverte au domicile du chef de protocole du président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro au moment où des questions fusent sur son rôle en rapport à ces mutineries, fait monter la pression sur la troisième personnalité de l'Etat.

Pour obtenir le retour au calme dans les villes d’Abidjan, de Bouaké, de Korhogo et autres, le président ivoirien, Alassane Ouattara a dû consentir le paiement de 5 millions de primes aux 8500 mutins. Or, quelques semaines avant, le chef de l’Etat avait  martelé que la trésorerie du pays ne pouvait faire face à un tel engagement. Alors, quel miracle a pu s’opérer en l’espace de deux semaines pour que le déblocage de  42, 5 milliards de f cfa (environ 64.829.080 millions d’euros) soit possible ?

Arrivé au pouvoir en mars 2000, le président rwandais, Paul Kagame s’est efforcé, en à peine trois décennies, d’élever son pays à un niveau de développement qui force l’admiration. Alors même que tout laisse envisager la perspective de plusieurs autres mandats, le chef de l’Etat annonce vouloir prendre sa retraite politique en 2024. Mais quel crédit faut-il accorder à la parole d'un Chef d'Etat qui a tout pour continuer à gouverner dans un pays où l’opposition est invisible ?

Arrestations arbitraires, exécutions extrajudiciaires, disparitions forcées et autres cas de violences : le président Pierre Nkurunziza affole les compteurs en matière de violations des droits de l’homme. Alors qu’un fléchissement est attendu de la part du chef de l’Etat burundais, les présidents de la Tanzanie et de l’Ouganda lui volent au secours, invitant à la levée des sanctions de l’Union européenne contre le Burundi.

Le président sud-africain, Jacob Zuma est l’objet de vives critiques au sujet des multiples scandales dans lesquels son nom est cité. Alors qu’il vient de perdre le soutien des églises sud-africaines, son vice-président Cyril Ramaphosa plaide pour l’ouverture d’une information judiciaire à l’encontre du chef de l’Etat. Toutes choses qui indiquent que le président sud-africain a encore du souci à se faire au moment où il amorce le dernier tournant de son dernier mandat.

Renversé par la rue en fin octobre 2014, l’ancien président burkinabè, Blaise Compaoré comparaît depuis le 27 avril dernier devant la Haute Cour de justice pour la répression des manifestants lors du soulèvement populaire. Alors que des voix s’élèvent contre la procédure, d’autres appellent à passer au crible, les 27 ans de l’ancien président Compaoré. Une façon d’exiger une justice globale.

Le président Joseph Kabila du Congo démocratique, a rappelé ce samedi 20 mai, au nouveau gouvernement, que sa mission était d’appuyer la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) dans sa charge d’organiser des élections le plus tôt possible. De cette façon, le président congolais met devant ses responsabilités son premier ministre pendant que lui-même est la manœuvre de la diversion. Un piège tendu donc à Bruno Tshibala.

Plus d'articles...

Annonce

Nous suivre

Inscrivez-vous gratuitement à notre liste de diffusion et soyez notifié dès qu'une nouvelle information arrive.