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Jeu, avril

La volonté du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat, a plongé le Burundi dans une crise politico-sécuritaire qui perdure depuis deux ans. A l’heure où l’impasse s’installe après plusieurs tentatives de sortie de crise infructueuses, le pays doit faire face à la faillite économique.

Le maintien au pouvoir du président du Congo démocratique a été le point de départ d’une crise politique dans ce pays de la région des Grands Lacs. A la fronde politique, pour laquelle les initiatives de sortie sont restées lettres mortes, s’ajoutent une faillite économique et l’incapacité de l’Etat à garantir la sécurité des populations de l’est du pays. A mesure que se succèdent différentes médiations, le Congo démocratique apparaît plus que jamais comme l’enfant malade de la région des Grands Lacs.

Un régime dictatorial ayant brillé par des disparitions forcées, des morts en détentions, des exécutions extrajudiciaires et autres violations massives des droits de l’homme : l’horreur qui se cachait sous les 22 ans de règne de l’ex-président Yahya Jammeh a été vraiment mise à nu suite au départ en exil de l’ancien dictateur. Après l’appui moral apporté par les familles des victimes de l’ex-dictateur tchadien Hissène à l’association des familles des victimes de Yahya Jammeh, une prochaine action en justice contre l’ex homme fort de Banjul n’étonnerait guère.

En déferlant dans les rues de Bouaké, de Korogho, d’Odiéné et même d’Abidjan, armes aux poings et tirant des rafales en l’air en début d’année, les soldats mutins, ont provoqué la panique en Côte d’Ivoire. Pour apaiser la tension, le président Ouattara a fait des promesses qui du reste, ont été difficiles à honorer. Alors que le moratoire demandé par le gouvernement s’achève, le ton monte dans le rang des ex-rebelles qui soupçonnent un nouveau report de l’échéance. Mais Ouattara est-il prêt à les satisfaire ?

Après avoir remporté haut les mains, toutes les consultations électorales en Côte d’Ivoire depuis 2010 et réussi à mettre en œuvre les réformes politiques envisagées à travers la nouvelle constitution, le président ivoirien se retrouve face à une nouvelle équation : celle de Guillaume Soro.  Il s’agira pour Alassane Ouattara de passer la main en 2020 sans frustrer ni écorcher, la cheville ouvrière de sa venue au pouvoir, aujourd'hui devenue un os dans sa gorge. Comment résoudre l'équation Guillaume Soro ?

Chassés du pouvoir par un coup d’Etat militaire ou par un soulèvement populaire, les anciens dictateurs du continent noir sont désormais dans l’œil du cyclone. Au moment où le verdict du procès en appel de l’ex-président tchadien tombe à Dakar ce 27 avril, le procès de l’ancien président burkinabè, Blaise Compaoré s’ouvre à Ouagadougou. Vu que des actions sont envisagées contre d’autres personnalités de leur acabit, la retraite ne leur sera pas de tout repos.

Les nombreuses accusations de corruption qui pèsent sur le président sud-africain, Jacob Zuma, ont provoqué une division au sein de la majorité présidentielle. Face aux multiples appels à la démission, le chef de l’Etat a décidé de réagir : Il accuse des gouvernements extérieurs qui voudraient contrôler le pays à travers la main mise sur le prochain chef du parti.

Le Conseil de sécurité des Nations unies planche, ce jeudi,  sur une résolution au sujet du dossier saharaoui. La résolution vise entre autres, à appeler  le Polisario à se retirer immédiatement de la zone de Guergarate. Mais au-delà, c’est tout le dossier qui devra connaître une nouvelle impulsion, avec la détermination affichée du nouveau patron de l’Onu, Antonio Guterres. Ce qui laisse espérer de nouveaux jours sur ce dossier devenu un serpent de mer.

En prélude à une réunion de la communauté économique des Etats d’Afrique centrale(Ceeac) au sujet de la crise en RD Congo, le président gabonais Ali Bongo a reçu son homologue du Congo démocratique, Joseph Kabila, ce lundi 24 avril 2016. Alors que sa réélection continue d’alimenter une crise politique qui s’éternise dans son pays, Ali Bongo a jugé bon de donner des leçons de démocratie à son hôte.

Le président sud-africain, Jacob Zuma a signé des accords de coopération avec des pays dont les Etats-Unis, en vue de la construction de centrales nucléaires. Après une longue bataille judiciaire menée par des ONG au sujet du caractère opaque du processus, la justice sud-africaine, a dans un arrêt, ce mercredi 26 avril, déclaré ces accords inconstitutionnels et illégaux. Un revers donc pour un chef d’Etat déjà confronté à une fronde sociopolitique pour des soupçons de corruption.

 

 Fin d’une longue bataille judiciaire pour des ONG africaines dans le bras de fer qui les opposait au président sud-africain, Jacob Zuma.  Et pour cause, le tribunal de la ville du Cap a donné raison aux organisations non gouvernementales en qualifiant d’inconstitutionnels et illégaux, ce mercredi 26 avril 2017, les accords signés avec la Russie, les Etats-Unis et la Corée du Sud en vue de la relance du programme nucléaire civil.

Il faut rappeler que les actions en justice, entreprises par plusieurs ONG dont Earthlife Africa, visaient à dénoncer le caractère opaque du processus de signature de ces accords de coopération. Certes, l’ambition de M. Zuma de doter le pays de six à huit nouveaux réacteurs d'une capacité totale de 9.600 MW est noble, mais le point qui fâche, est le prix annoncé (1.000 milliards de rands soit 70 milliards d'euros), objet de vives critiques.

Par cet arrêt, la justice sud-africaine vient de sauver le pays de Nelson Mandela, des mains du président Zuma qui fonce, malgré les cris de cœur des citoyens. Non seulement,  Jacob Zuma s’est englué dans une liste de scandales de corruption, mais aussi, il est devenu sourd et muet, conduisant la nation arc-en-ciel à sa guise. 23 ans après la fin de l’apartheid, les Noirs sud-africains, toujours en proie au chômage, sont désillusionnés face à un dirigeant qui pourtant, promettait un lendemain meilleur à sa venue au pouvoir en 2009. 

Au moment où l’insubmersible et l’imprévisible Jacob Zuma fait les frais  de ce revers, le peuple impatient de le voir partir, retient son souffle.

Christophe SESSOU / beninmondeinfos.com

 

 

Créée depuis 2002, l’Union africaine peine toujours à sortir le continent de l’ornière. Entre immobilisme marqué par des décisions irréalistes et un budget dépendant de l’aide extérieure, l’organisation panafricaine donne l’impression d’être toujours en pleine cure de croissance. Alors que l’opinion semble s’accoutumer de cette léthargie, le nouveau président Alpha Condé est bien décidé à sortir l’organisation des sentiers battus.

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