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Mer, janvier

La crise postélectorale en Gambie a révélé  une prise de position du Sénégal à travers son président, Macky Sall. Grand voisin de la Gambie et terre d'accueil naturelle pour des personnalités et les populations gambiennes, le pays de la Téranga apparaît comme un protagoniste de la crise aux portes de son territoire. Du coup,le président  Macky Sall se trouve projeté au devant de cette crise qui touche un pays avec qui  le Sénégal partage son territoire.

Les députés marocains ont réussi à mettre sur pieds ce mardi 17 janvier, les instances dirigeantes du Parlement de façon à pouvoir valider cette semaine l’acte constitutif de l’Union africaine. Cet acte qui s’inscrit dans le processus du retour du Maroc au sein de l’Union africaine, s’ajoute à bien d’autres actions à l’extérieur  pour indiquer comment le souverain se donne toutes les chances.

Yahya Jammeh, a déclaré ce dimanche 15 janvier, avoir déposé un recours devant la Cour suprême visant à empêcher la prestation de serment du président élu, Adama Barrow, prévue pour le 19 janvier prochain. Cette requête est la deuxième du genre après celle du 13 décembre dernier, portant annulation de la victoire du candidat unique de l’opposition.

Après l’amorce du paiement des primes financières aux soldats mutins, d’autres garnisons, non concernées par les mouvements d’humeurs des 6 et 7 janvier, sont entrées en scène. Vu que l’accord avec les mutins a été pénible, le gouvernement ivoirien est pris au piège des forces de défense et de sécurité. 


Son répit aura été de courte durée. Moins de 72 heures après un second accord avec les mutins censés ramener la sérénité dans le rang des soldats mutins, la Côte d’ivoire enregistre un autre mouvement d’humeur, ce mardi 17 janvier 2017. Les militaires, non concernés par l’accord du samedi dernier entre les mutins et le gouvernement, se sont mutinés ce mardi 17 janvier 2017, à Yamoussoukro, la Capitale, Dimbokro et Man.

Et pour cause, ces militaires de carrière s’estiment frustrés par le paiement d'une prime à leurs collègues des Forces Nouvelles de Bouaké, Daoukro, Daloa, Korhogo. Ils réclament que le gouvernement ivoirien les prenne en compte pour le paiement des primes  dans un esprit d'équité.  Et pour se faire entendre, les nouveaux mutins sont sortis de la caserne de Zambakro, située à une dizaine de km de Yamoussoukro, la capitale. Effectuant des tirs en l’air, ils ont provoqué une panique générale au niveau des populations.  Ces militaires ont été soutenus par des gendarmes du camp d’Abobo, à Abidjan, qui estiment faire partie aussi des forces armées de  Côte d'Ivoire. A ce titre, les gendarmes veulent aussi être traités comme les  soldats mutins qui ont reçu la première partie de leurs primes. 

Cette révolte survient après la mutinerie d'anciens rebelles intégrés dans l'armée, initiée début janvier à Bouaké (centre) et qui s'est terminée par un accord avec le gouvernement pour le paiement de 12 millions de CFA (18.000 euros) à 8500 soldats sur un effectif de plus de 30000 hommes.

Ce nouveau mouvement d’humeur des hommes en uniformes, est une autre pression sur le  gouvernement ivoirien après la frayeur du week-end dernier. Le gouvernement ayant enclenché le paiement de 5 millions par mutin, reste leur devoir 7 millions chacun.  La moindre négligence ou maldonne dans le paiement du reste, risque de faire descendre à nouveau, ces ex-rebelles dans les rues.

Le président Ouattara, qui a eu déjà assez de mal à trouver un terrain d’entente avec les ex-rebelles qui l’ont porté au pouvoir, devra faire face à leurs homologues, « laissés pour compte ». Le président ivoirien se retrouve ainsi entre le feu des anciens mutins et celui des nouveaux.

Sur le front civil, Alassane Ouattara fait aussi face à un mouvement de débrayage de l'école ivoirienne avec la grève déclenchée par les enseignants réclamant l'amélioration de leurs conditions de vie et de travail.

Il faut rappeler que la Côte d’Ivoire a été secouée par une mutinerie partie de Bouaké pour se propager à Korhogo, Odiéné, Man et même Abidjan. Après des négociations ardues, le gouvernement a obtenu le retour en casernes des mutins contre le paiement d’une prime totale  de 12 millions par mutin à échelonner sur 7 mois.

Christophe SESSOU 

A 24 heures de l’investiture du président élu de la Gambie, Adama Barrow, prévue pour ce 19 janvier prochain, biens d'interrogations demeurent. Le président sortant Yahya Jammeh, à qui l’armée promet loyauté, décrète un Etat d’urgence après s'être mainte fois opposé à transférer le pouvoir au président élu sans une décision de justice. Cet acte qui intervient dans un contexte où le spectre d’une intervention militaire régionale se profile à l’horizon, amoindrit les chances d'une prestation de serment dans les délais légaux.

Face au blocage né de la non formation du gouvernement, pour défaut de majorité, le souverain marocain, Mohamed VI n’a pas eu d’autre choix que de mettre la pression sur la parlement. Objectif, trouver une parade pour la ratification de l’acte constitutif de l’Union africaine, document indispensable avant toute éventuelle réintégration du royaume à l’Union africaine (Ua).

Le président béninois, Patrice Talon, n'a pas fait le déplacement de la capitale malienne, Bamako, à l'occasion du 27 ème sommet Afrique-France. Si aucune raison officielle n'est avancée, nombre de Béninois sont surpris de constater que pendant que leur président de la République est allé à la chasse d’investisseurs français, ces derniers se trouvent plutôt à Bamako, au sommet où le président béninois a brillé par son absence.

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