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Jeu, juillet

Burundi: L’ultimatum de Nkurunziza fait vider la région de Mugamba de ses bras valides

Afrique
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L’ultimatum de Pierre Nkurunziza, président du Burundi à l’endroit des rebelles de la région de Mugamba prend fin ce 15 juin 2016. Une fin d’ultimatum marquée par des déplacements massifs de populations dès l’arrivée des premiers policiers dans la localité.

Rues désertes à l’exception de quelques rares femmes et élèves en examens scolaires, c’est l’aspect que présente la localité de Mugamba ce 15 juin 2016. Pour cause, les jeunes ont fui la localité pour se mettre à l’abri des arrestations extrajudiciaires qu’ils soupçonnent de la part du pouvoir de Bujumbura. Ils craignent les perquisitions des forces de sécurité, redoutent des arrestations arbitraires ou même des exécutions sommaires. En effet, l'ultimatum lancé il y a deux semaines par Pierre Nkurunziza, président du Burundi, s’est achevé  ce mercredi 15 juin. Le chef de l’Etat avait donné 15 jours aux rebelles de Mugamba (commune du sud du pays) pour déposer les armes. Sans cela, les autorités utiliseraient des méthodes musclées. Bien que la situation dans la ville ait présenté un aspect calme, les populations ne sont pas rassurées. « Ce matin, mais ce n’est pas comme d’habitude. Dans la rue, on ne voit que des femmes, mais à part des élèves qui sont en pleins examens, vraiment, c’est calme dans la rue. On ne peut pas se promener tranquillement dans la rue à cause de la présence des policiers », raconte l’un des habitants de Mugamba. A ce sujet, Pierre Nkurikiyé assure pourtant qu'il n'y aura pas d'opération de grande ampleur. Le porte-parole de la police parle simplement d'actions ciblées contre 14 personnes. Il a donné leurs noms et expliqué que ces hommes devaient être arrêtés rapidement. Par ailleurs 26 individus ont été mis aux arrêts à Mugamba, Burambi, Matana et Rumonge. L'ultimatum lancé par le président du Burundi prend fin ce mercredi 15 juin. Au début du mois, Pierre Nkurunziza avait donné quinze jours aux rebelles de la région de Mugamba pour déposer les armes. Faute de quoi, les autorités utiliseraient la force. C’est donc par crainte de violences policières que des habitants de Mugamba ont préféré prendre le chemin de l’exil. Selon un habitant de la localité, beaucoup de jeunes ont quitté la ville ces derniers jours, la peur au ventre.

 

A ce moment-là, comme il y a deux semaines à Mugamba, le chef de l'Etat avait prévenu qu'à partir de la fin de l'ultimatum, les autorités utiliseraient toutes les mesures nécessaires.

 

Christophe SESSOU

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