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Jeu, avril

UA / Présidence de la commission : Les chances de chacun des 5 candidats en lice

Afrique
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Le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine s’ouvre dans dix jours avec comme enjeu, le renouvellement à la tête de la commission de l’organisation  panafricaine.  Quelles sont alors les chances des 5 candidats en lice à dix jours de l’ouverture de l’événement ?

La succession de Nkosazana Dlamini-Zuma à la tête de la commission de l’Union africaine déchaîne plus que jamais les passions à un peu plus d’une semaine du 19 janvier 2017, date d'ouverture du Sommet des Chefs d’Etats et de gouvernement de l’Union africaine. Déjà, Pelonomi Venson-Moitoi, Moussa Faki Mahamat, Agapito Mba Mokuy, Amina C. Mohammed et Abdoulaye Bathily  sont en tournée actuellement en vue de solliciter le plus large soutien possible. Même dans le scénario imaginaire de compétences égales, ces candidats n’ont pas la même chance.  Cette position nécessite non seulement une bonne connaissance du continent, des enjeux politiques et diplomatiques sans oublier les questions de géostratégies.

Pelonomi Venson-Moitoi, actuellement ministre des Affaires étrangères du Botswana, est journaliste et a été plusieurs fois députée dans son pays. Elle dit être avertie sur les questions diplomatiques et  politiques en Afrique. Mais bien que le Botswana soit un pays au sous-sol riche et économiquement bien gouverné, la faible visibilité de ce pays au plan diplomatique pourrait être un handicap pour cette femme.

En ce qui concerne Amina C. Mohamed, chef de la diplomatie du Kenya, elle est docteur en droit et est la première femme à occuper un tel poste dans l’histoire de son pays. Elle a la chance de maîtriser les questions de diplomatie, de  droit et semble être une sérieuse candidate surtout que l’Union africaine est actuellement confrontée à des problèmes juridiques. Elle est partagée entre un retrait de la CPI et la création d’une cour africaine de justice. Mais le bilan à demi-teinte de la présidente sortante n’est pas de nature à favoriser les deux candidatures féminines.

Le candidat du Tchad a nom, Moussa Faki Mahamat. Actuel ministre des Affaires étrangères, l’homme a dans son escarcelle, une bonne connaissance de la diplomatie et de la politique en général pour avoir été pendant longtemps, chef du gouvernement dans son pays. Son handicap pourrait venir du fait que le président tchadien Idriss Déby occupe déjà le poste de président de l’Union africaine. Les problèmes politiques et sociaux du Tchad en lien avec sa baisse de performance économique ne sont pas favorables non plus à cette candidature.

Le ministre angolais des Affaires étrangères,  Agapito Mba Mokuy fait aussi partie des prétendants à la  succession de Ndlamini-Zuma. Il a une certaine maîtrise des questions de diplomatie et  de fonctionnement des organisations internationales pour avoir été un ancien fonctionnaire de l’Unesco. Mais la proximité géographique entre Luanda et Gaborone semble  desservir M. Mokuy et Mme Venson-Moitoi.

Le cinquième candidat a nom Abdoulaye Bathily. Cet universitaire  sénégalais est bien averti des questions liées à l’histoire des organisations internationales. Plusieurs fois ministre, il maîtrise bien les questions politiques et géostratégiques. Il semble avoir le soutien de plusieurs pays. Mais nouveau dans ce milieu de réseaux diplomatiques, la candidature du professeur semble avoir une épine dans les pieds.   

A quelques jours du Sommet dont l’ordre du jour sera le renouvellement à la tête de la commission, rien n’est gagné à l’avance.  

Christophe SESSOU

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