21
Mar, février

RDC : Blocage après l’accord du 31 décembre

Afrique
Typographie

L’accord politique inclusif  entre les signataires de l’accord du 18 octobre et les non signataires dont le Rassemblement prévoit entre autres, le maintien au pouvoir du président Kabila et l’attribution du poste de premier ministre à la coalition d’Etienne Tshisekedi. Mais plus d’une semaine après cet accord, le premier ministre refuse de céder le fauteuil. Ceci est un nouveau blocage dans l'application de cet accord dit de dernière chance.

L’accord du 31 décembre 2016 en RD Congo donne l’impression d’un travail inachevé. Le document sorti après de longues et laborieuses négociations entre la majorité au pouvoir et l’opposition peine à entrer en vigueur.

La rallonge des discussions pour le partage du pouvoir et la démission du premier ministre issu du premier accord, Samy Badibanga battent de l’aile. Celui-ci est toujours réticent à apposer sa signature sur le document, malgré les  discussions entre le clergé. Le poste de premier ministre revient au Rassemblement d’Etienne Tshisekedi, selon les clauses de l’accord du 31 décembre dernier.

En dépit de l’espoir qu’a suscité cette rencontre de plusieurs heures, rien de concret n’en est sorti. La Conférence épiscopale nationale des évêques du Congo (CENCO) a annoncé que le Premier ministre reste « ouvert aux échanges » mais n’envisage toujours pas de signer ces accords entre les acteurs de la crise politique en République démocratique du Congo.

Ce refus de Samy Badibanga, est à n’en point douter, une manœuvre de blocage. L’accord politique de dernière chance, vu comme une aubaine pour sauver la paix en RD Congo, ne saurait être appliqué à moitié. Certes, le président Joseph Kabila demeure au pouvoir jusqu’à l’organisation des élections en décembre 2017. Mais manquer de faire respecter la contrepartie de cet accord qui prévoit l’attribution de la primature au Rassemblement serait ouvrir la voie à la flambée de la  violence dans  ce pays. La communauté internationale doit prendre ses responsabilités face à la situation afin que Samy Badibanga cède le fauteuil de premier ministre au Rassemblement.

 Christophe SESSOU

 

Annonce

Nous suivre

Inscrivez-vous gratuitement à notre liste de diffusion et soyez notifié dès qu'une nouvelle information arrive.