27
Jeu, avril

Côte d'Ivoire : Le procès de Simone Gbagbo renvoyé au 21 février

Afrique
Typographie

Le procès de Simone Gbagbo, poursuivie pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, a été renvoyé ce mardi 10 janvier 2017, au 21 février prochain. Ce report se justifie par le refus des avocats commis pour la défense de l’ex-Première dame de la Côte d’Ivoire, de continuer à assumer ce rôle.

Le procès de l’ancienne Première Dame de la Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo, a été renvoyé au 21 février, ce mardi 10 janvier, apprend-on de sources concordantes. Au motif de ce  renvoi, le refus des avocats commis d’office par le bâtonnier de l’ordre des avocats, de continuer à défendre Mme Gbagbo.  Maîtres Claude Maintenon, Amani Kouamé et Viera Georges Patrick ont exprimé ce sentiment alors que lors de la dernière audience ils s’étaient montrés disponibles à défendre l’épouse de M. Laurent Gbagbo, ancien Président de Côte d’Ivoire.

A la reprise du procès après quelques semaines de suspension, les avocats ont « constaté » l’absence de l’accusée  dans son "box". Cette absence de Simone Gbagbo, première cause de la décision des avocats, a été interprétée comme une volonté de l’ancienne Première Dame de suivre les instructions de son conseil dirigé par maître Dadjé Rodrigue. Face à cette contrariété, les trois avocats ont avoué leur impuissance à poursuivre ce procès si certaines dispositions ne sont pas clarifiées. Leur requête a amené le juge Kouadjo Boiqui, président de la Cour d’Assises à prendre la décision du renvoi.

La seconde raison qui fonde le refus des avocats de continuer à défendre Mme Gbagbo est la question de temps. « Le dossier de madame Gbagbo nécessite une marge de manœuvre temporelle aussi importante que la complexité et l’étude des zones d’ombre l’exigent, » a expliqué maître Georges. Aussi, de nombreuses pièces manquent-elles dans le Renvoi d’accusation à eux soumis, notamment, les procès-verbaux d’interrogatoires, les procès-verbaux d’audition et les rapports d’expertise, selon l’avocat.

Compte tenu de ces pièces maîtresses qui manquent et du flou qui entoure certaines informations contenues dans le dossier, défendre l’ancienne première Dame serait une opération expéditive, si le procès se poursuivait en l’état, selon l’avocat.


Mme Simone Gbagbo, jugée pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité depuis mai 2016, purge déjà une peine de 20 ans pour atteinte à la sûreté de l’Etat, prononcée en mars 2015. Ces crimes ont été commis lors de la crise post-électorale de 2010-2011 en Côte d’Ivoire. La crise qui a fait  plus de 3.000 morts de morts en cinq mois, est née du refus de l’ancien président Laurent Gbagbo de reconnaître la victoire de son challenger, Alassane Ouattara à la présidentielle d’octobre 2010.

Christophe SESSOU

Annonce

Nous suivre

Inscrivez-vous gratuitement à notre liste de diffusion et soyez notifié dès qu'une nouvelle information arrive.