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Mer, janvier

Maroc / Adhésion à l’Ua : Course contre la montre pour Mohamed VI

Afrique
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Le président marocain multiplie les initiatives pour un retour à l’Union africaine (Ua) dès le prochain sommet du 19 janvier à Addis-Abeba. Apres la vaste offensive diplomatique déployée auprès de plusieurs pays du continent, c’est sur son propre parlement que Mohamed VI accroît la pression pour l’adoption des documents nécessaires à la réussite de son projet.

Le parlement marocain est appelé à adopter les documents constitutifs de l’Ua, pour permettre au souverain de remplir toutes les conditions pouvant lui ouvrir les portes de l’Ua dès le prochain sommet. Malheureusement un blocage institutionnel de taille sur le chemin des ambitions royales et risque de lui compliquer la tache. En effet, la non formation du gouvernement suite à la crise institutionnelle que traverse le royaume depuis la dernière législative, met le parlement dans l’expectative, bloquant du coup le processus de validation du ticket marocain. « Certes, l’adoption de l’acte constitutif de l’UA par les députés sera une formalité rapide, mais elle est incontournable juridiquement», explique un analyste politique rapporté par Jeune Afrique.

Pour tenter de forcer la main au parlement, le souverain chérifien a dû lancer un appel pressant ce mardi 10 janvier aux deux chambres du parlement, les invitant à adopter dans les plus brefs délais, la loi relative à l’acte constitutif de l’Ua.

Le roi souffle le chaud et le froid

Pour maximiser ses chances d’adhérer à l’Ua, le roi du Maroc a dû faire une concession, et non des moindres. En effet, condition sine qua non à toute adhésion, le Maroc a dû signer l’acte constitutif de l’Ua, et adhère du coup au ‘’respect des frontières au moment de l’accession à l’indépendance ».  Conformément à l’article 3 de cet acte constitutif, chaque pays s’engage « à défendre la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance des États-membres ». Dès lors, le Maroc reconnaît indirectement l’inviolabilité des frontières sahraouies qu’il revendique pourtant comme partie intégrante de son territoire.

Même si le royaume, une fois intégré, peut demander la relecture de cette disposition, il doit s’attendre à des oppositions au sein de l’Ua qui compte encore beaucoup de soutiens à la République arabe saharaouie démocratique.

Bruno O. OTEGBEYE

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