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Mer, novembre

Rwanda / Génocide : De nouvelles révélations sur le rôle de Paris

Afrique
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Dans sa livraison à paraître le 28 juin, la revue XXI ramène à la surface, trois dossiers embarrassants pour la France dont l’appui présumé de la Paris aux extrémistes hutus, lors du génocide de 1994 au Rwanda. Cette révélation relance un sujet qui agite depuis des décennies, les relations entre Paris et Kigali.

C’est sous le titre « Nos crimes en Afrique », que le trimestriel XXI ramène sur tapis   trois dossiers relatifs aux sombres rôles joués par la France dans des événements survenus en Afrique. Au nombre de ces dossiers, figure l’aide multiforme que Paris a apportée aux extrémistes hutus organisateurs du génocide au Rwanda, en 1994, selon l’hebdomadaire panafricain, Jeune Afrique.

Selon, les confidences inédites d’un haut fonctionnaire français autorisé en 2015 à  consulter les archives de l’Élysée, l’ordre a été donné aux militaires français de l’opération Turquoise, pendant le génocide, « de réarmer les Hutus qui franchissaient la frontière » séparant le Rwanda de l’ex-Zaïre. Cet ordre revenait notamment à armer des génocidaires en déroute, alors que la  mission française Turquoise consistait officiellement à voler au secours des rares rescapés.

Les révélations de ce bulletin relance le débat sur le rôle de la France dans le génocide rwandais. L’actuel président Paul Kagame a toujours indexé les autorités françaises qui en réplique, ont indiqué que c’est plutôt M. Kagame, le coupable.  

XXI emboîte le pas à l’ouvrage Vent glacial sur Sarajevo, éditions Les Belles Lettres, dans lequel le capitaine Ancel, un officier français  a révélé que la France n’avait pas joué un rôle de protection des civils lors des tueries de 1994. Il a révélé l’intention cachée de la France à travers Turquoise serait de combattre le Front Patriotique Rwandais de Paul Kagame et non sauver les rares rescapés tutsis.

Avant l’ouvrage, plusieurs rapports ont indexé Paris et même établi une liste de militaires français accusés d’avoir joué un rôle dans la préparation puis l’exécution du génocide, dont des hauts conseillers de François Mitterrand.

Avec ces révélations qui s’enchaînent, peut-être que la vérité au sujet des auteurs réels et complices du génocide ne serait plus loin. Le génocide intervenu entre les extrémistes hutus et les Tutsi a fait plus de 800 mille morts entre avril et juillet 1994.

 Christophe SESSOU / beninmondeinfos.com

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