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Dim, octobre

CPI : Philippe Mangou présente ses excuses aux Ivoiriens

Afrique
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Le Général Philippe Mangou a bouclé sa déposition ce jeudi 05 octobre 2017 devant les juges de la Cour pénale internationale (CPI) dans le cadre du procès de l’ancien président Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. Dans sa conclusion, l’ancien chef d'état-major des armées de l'ex-président ivoirien pendant la crise post-électorale de 2010-2011, s’est confondu en excuses adressées dit-il à la "communauté ivoirienne".

"Je voudrais, avec votre autorisation, demander pardon au nom de toutes les Forces de défense et de sécurité que j'ai eu l'insigne honneur de commander, et en mon nom personnel demander pardon à toute la communauté ivoirienne pour le désagrément que nous avons pu causer pendant la crise post-électorale, présenter nos sincères condoléances à toutes les familles qui ont perdu un être cher et un prompt rétablissement à tous ceux qui sont blessés ". C’est en ces termes que l’ancien chef d’état-major a mis fin à sa déposition devant les juges de la CPI, jeudi.

Les raisons de son témoignage

"Monsieur le président, je voudrais juste vous rendre compte que quand on a servi à un haut poste de responsabilité, on se doit d’avoir le ventre profond, de parler peu et d’avoir un bon comportement. C’est ce principe qui m’a guidé depuis la fin de la crise post-électorale. C’est vous dire, monsieur le président, que je ne me suis adressé à aucun organe de presse, je n’ai accordé aucune interview, je n’ai fait aucune déclaration. Donc, ce que les gens ont pu lire ici et là dans les journaux, n’est pas de moi. Et pour vous le dire, Monsieur le président, j’étais pressé de venir ici. Vraiment pressé. Plus le temps passait et plus cela m’ennuyait. Parce que pour moi, la seule tribune, le seul lieu où je pouvais dire réellement ce qui s’est passé, c’est bien ici à la CPI. Ou devant un autre tribunal. Je me suis gardé de dire à qui que ce soit ce qui s’est passé.  Donc, j’étais vraiment pressé d’être ici parce que j’ai essayé, à ma manière, de servir mon pays. Je suis un humain, je peux faire des erreurs, mais certaines personnes n’ont pas compris pourquoi j’ai réagi ainsi, alors que j’étais au devant des combats, je défendais la République, pourquoi dans la deuxième phase de la crise, je n’ai pas pris part aux combats. Les gens ne comprennent pas. Et il fallait que je vienne ici pour leur expliquer cela... "

Ariel GBAGUIDI / beninmondeinfos.com

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