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Dim, octobre

Procès Laurent Gbagbo : Après les troublantes révélations de Médiapart, la CPI ouvre une enquête

Afrique
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Des informations troublantes  recoupées sur la base de documents  jugés confidentiels et rendues publiques par le site français d’informations Mediapart, font état de collusion supposée entre la Cour pénale internationale, la diplomatie française et le pouvoir du président Alassane Ouattara dans le cadre de la mise aux arrêts et du transfert de l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo à la prison de la Haye ( Pays-Bas). La CPI a aussitôt ouvert une enquête en raison de la gravité des informations du journal en ligne français et de leurs répercussions éventuelles sur le procès en cours du président Laurent Gbagbo.

Des informations détonantes en plein procès de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo qui répond  depuis plus d’un an devant la Cour pénale internationale des chefs d’accusation de crime de guerre, crime contre l’humanité  dans le cadre de la crise post-électorale de 2011 en Côte d’Ivoire.

A en croire le site d’informations français Mediapart ayant rendu publiques ces informations dans sa livraison du 06 octobre dernier, « un document confidentiel de la diplomatie française révèle que la Cour pénale internationale a demandé en avril 2011 de garder prisonnier le président de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo. Seulement à cette époque, il n’existait ni mandat d’arrêt ni enquête de la CPI »

Pour Mediapart, le procureur Ocampo ne dispose alors d’aucune base légale pour tenter d’incriminer Laurent Gbagbo dans les exactions passées. Et toujours selon le média, les échanges entre Ocampo, le ministère français des Affaires étrangères et le camp Ouattara n’ont rien d’anodin à l’époque. Mediapart en conclut  que le procureur de l’institution avait outrepassé  son devoir de réserve en collaborant avec certains protagonistes de la crise au détriment des autres. Ce qui poserait la délicate question de la partialité du juge.

 Les révélations de Médiapart ont aussitôt fait réagir la Cour pénale internationale qui a immédiatement ouvert une enquête affirmant prendre « très au sérieux » les informations mises au jour par Mediapart  sur une série de dysfonctionnements majeurs. « L'inquiétude me gagne », confie la procureure en poste, Fatou Bensouda. L’issue de cette enquête est vivement attendue en raison des ramifications dénoncées et surtout des personnalités que ces informations mettent en cause.

Ces nouveaux développement auront nul doute une influence majeure sur le déroulement du procès de Laurent Gbagbo et de son co-accusé Charles Blé Goudé, son ancien ministre de la jeunesse. Pour le moment, ce sont les avocats de Laurent Gbagbo qui se frotteraient bien les mains et au cas où les dénonciations de Médiapart  étaient confirmées par l’enquête ouverte sur le sujet, alors une parenthèse pourrait être mise sur ce procès qui tient toute l’Afrique’ en haleine depuis plusieurs mois.

Affaire à suivre…

 

T.A.S

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