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Dim, octobre

RD Congo : Joseph Kabila reste au pouvoir jusqu'en 2019

Afrique
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Au cours d’une rencontre avec la société civile, les membres de la Commission électorale nationale indépendance (CENI) ont fait savoir qu’il n’y aura pas d’élections (législatives, présidentielle et provinciales) avant 2019. Ceci, même si un accord signé entre l’opposition et le régime en place le prévoyait. La CENI  se donner assez du temps pour espérer organiser de bonnes  consultations électorales. Une nouvelle qui réjouit nul doute le président Joseph Kabila dont le mandat constitutionnel a expiré depuis l'année dernière.

Pas de joutes électorales en RDC avant 2019. La raison avancée par les membres de la CENI est qu’ils leur faut 504 jours pour organiser l'ensemble des trois scrutins c’est-à-dire les législatives, les provinciales et la présidentielle. Le décompte des 504 jours se fera à partir de la fin de l'enrôlement des potentiels électeurs, à en croire l'annonce faite par les membres de la CENI devant les Organisations de la société civile et relayée par nos confrères de rfi.fr.

Au cours donc de la période des 504 jours, plusieurs activités doivent être menées. Il y a par exemple, le vote des lois censées encadrer l'organisation des législatives. La CENI doit procéder à l’acheminement du matériel électoral notamment les urnes et les bulletins dans l'ensemble des bureaux de vote, préparer les listes de candidats, recruter et déployer le personnel qui devra superviser ces trois élections.

Concernant l’enregistrement des électeurs, il vient à peine de démarrer dans le Kasaï et devra durer 90 jours. A suivre ce chronogramme, c’est qu’il n'y aura "aucune élection avant avril 2019", ont martelé les membres de la CENI. Or, l'accord signé entre le pouvoir et l'opposition le 31 décembre 2016, prévoit l’organisation des élections avant la fin de l'année 2017 ou au maximum dans les six mois suivants, c'est-à-dire en juin 2018 au plus tard.

L'annonce de la CENI vient donc remettre en cause les clauses de l'accord signé entre l'opposition et le régime Kabila. La conséquence de cette annonce,  c'est bien le maintien en poste jusqu'en 2019 du président Joseph Kabila dont le mandat constitutionnel a expiré depuis décembre 2016.

 Ariel GBAGUIDI / beninmondeinfos.com

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