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Sam, novembre

Afrique : Le Togo glisse vers le chaos, la médiation marque le pas

Afrique
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Les manifestations et autres mouvements de protestation de l’opposition  s’enchaînent depuis deux mois, plongeant de plus en plus le Togo dans le chaos et la violence. Aux cris dans les rues à l’alternance à la tête de l’Etat  des milliers de Togolais, le régime de Faure Gnassingbé oppose une répression policière et militaire sanglante. Pendant que la médiation sous-régionale tarde à se mettre en place,  le Togo bascule petit à petit dans le chaos.

Le climat politique et social est délétère depuis quelques mois au Togo. Déclenchés le 19 août dernier à l’appel du Parti  national panafricain (PNT), un parti de l’opposition, les mouvements de protestation pour exiger l’alternance à la tête de l’Etat et la fin du règne du clan Gnassingbé au pouvoir depuis 50 ans, se poursuivent plongeant le pays dans des lendemains incertains.

A chaque mot d’ordre des leaders de l’opposition, c’est par des centaines de milliers que les Togolais  déferlent dans les rues de Lomé, Sokodé et autres villes provoquant de sanglants affrontements entre manifestants et forces de sécurité. Jets de pierres, courses poursuite entre policiers et marcheurs dans les rues, ces manifestations dégénèrent trop vite  en des situations  dramatiques occasionnant des pertes en vies humaines, une multitude de blessés et des arrestations policières.

Depuis plus de deux mois, Lomé et certaines villes comme Sokodé ressemblent à des fronts de bataille où les partisans de l’opposition  par milliers réclamant le départ de Faure Gnassingbé du pouvoir, n’ont plus peur de braver la répression militaire.

Après une accalmie relative, le climat social s’est à nouveau détérioré avec l’appel de la coalition invitant ses partisans à braver l’interdiction de manifester  en semaine. Ainsi la marche de l’opposition ce mercredi 18 octobre  a dégénéré faisant d’importants dégâts aussi bien au plan  humain que matériel.  

 La médiation tarde

La communauté internationale a condamné à plusieurs occasions les événements de ces derniers mois au Togo sans aller plus loin. Aucune médiation conduite par les organisations sous-régionales n’a été encore mise sur pied. La communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest ( Cedeao) généralement prompte à intervenir dans de pareilles situations, s’est contentée de petits communiqués de presse invitant les différents acteurs au dialogue. En effet, ce service minimum de la Cedeao peut se comprendre dans la mesure où c’est le président Faure Gnassingbé qui assure la présidence actuelle de l’organisation sous-régionale. Il ne saurait être donc juge et parti.

 

Faut-il le rappeler, depuis deux mois, le Togo connait une détérioration de son climat socio-politique. L’opposition exigeant l’alternance politique au sommet de l’Etat, multiplie les marches dans les rues, appelant au départ de Faure Gnassingbé et à la fin du règne du clan Gnassingbé au pouvoir depuis cinquante ans.

Thomas d'Aquin SOTON 

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