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Ven, novembre

OMS : Polémique et annulation de la nomination de Mugabe en qualité d'Ambassadeur

Afrique
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La nomination du président du Zimbabwe en qualité d’Ambassadeur de bonne volonté de l’Organisation mondiale de la Santé, n’aura duré que quelques jours. Face à la contestation de certains pays du Nord, l’actuel Directeur général de l’OMS, l’Ethiopien Tredos Adhanom Ghebreyesus, a purement et simplement rapporté sa décision.

 

La nomination du président Robert Mugabé en qualité d’Ambassadeur de bonne volonté de l’Organisation mondiale de la Santé ( OMS)le 18 octobre dernier, n’est pas du goût de plusieurs pays occidentaux.

Après une vague de contestations demandant l’annulation de ce prestigieux titre pour Robert Mugabé, c’est la voix du Canada qui a fini par vaincre la résistance de l’actuel Directeur général de l’OMS.

Ce Dimanche 22 octobre, l’OMS  a annoncé l’annulation de la nomination de Robert Mugabé comme Ambassadeur de bonne volonté de cette institution pour les Maladies Non Transmissibles.

Par cette annulation, le Directeur général,  Tredos Adhanom Ghebreyesus  accède à la volonté de plusieurs pays du Nord qui trouvaient cette distinction en pot-à-faux avec la violation des droits humains par le régime de Robert Mugabé mais aussi par la mauvaise qualité des soins de santé malgré les progrès notés, ces dernières années dans ce pays.

Avant de rapporter sa décision,  l'OMS avait tenté de se justifier en rappelant que la décision de son directeur général, l'Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, est une façon d'engager des politiciens de haut niveau dans la promotion de la santé. Avant de mettre en avant des efforts mis en place au Zimbabwe pour la prévention et le contrôle des maladies non transmissibles. Une justification qui n’a été ni du goût de la Grande Bretagne en tant qu’ancien colonisateur du Zimbabwe ni des Etats-unis d’ Amérique qui voyaient une « décision surprenante et décevante » qui pourrait déteindre sur l’image de l’OMS.

En 2012 avant son adoption, un Fonds mis à la disposition de l'UNESCO par le président équato-guinéen, destiné à la recherche en Sciences de la vie et dénommé Prix  de la Fondation  Obiang Nguema Mbasogo, avait soulevé de vives polémiques.

Les pays occidentaux avec en tête les Etats-unis avaient émis des réserves avant de se faire battre au vote du Conseil exécutif de l'institution grâce à la solidarité des pays africains. Mais les controverses sur ce prix avaient amené la Directrice Générale de l'Unesco d'alors à revoir la dénomination du Prix.

Les organisations de la société civile et les institutions de défense des droits humains avaient aussi contesté ce Prix aux motifs que c'était l'argent de la corruption et que le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo était passible de graves violations des droits de la personne dans son pays.

Thomas d'Aquin SOTON

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