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Mar, mai

CPI : Laurent Gbagbo désormais jugé au secret

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Le procès de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé, son ex-ministre de la Jeunesse a été repris ce 06 juillet et se tient désormais en partie à huis clos. Les juges ont décidé de ne plus retransmettre en direct sur l’Internet les audiences au cours desquelles déposent des témoins « protégés ». Ceci pour préserver l’intégrité du procès et la sécurité des témoins, nous apprend RFI ce 07 juillet 2016.

La comparution de l’ex-président Laurent Gbagbo de la Côte d’Ivoire et de son ancien ministre de la jeunesse Charles Blé Goudé a repris ce 06 juillet 2016 à la Cour pénale internationale de La Haye. Mais contrairement à l’habitude de la juridiction qui diffusait en direct les auditions sur l’internet, elle a choisi de procéder autrement. Les audiences impliquant des témoins protégés ne seraient plus retransmises en direct, mais accessibles quelques semaines après leur audition, une fois censurées des éléments permettant de les identifier, décidaient les juges. Seuls ceux présents à La Haye pourront suivre le procès dans la galerie publique, après contrôle de sécurité. Pour le président Cuno Tarfusser, « ces mesures vont restreindre la possibilité pour le public de suivre en direct le procès ». Elles constituent « une réaction à l’action de certaines personnes qui ne représentent certes pas tout le peuple de la Côte d’Ivoire, mais qui ont créé un risque très grave pour l’intégrité de ce procès ainsi que pour la sécurité des témoins », a-t-il poursuivi. Et pour cause, des témoins censés être protégés ont été identifiés sur les réseaux sociaux et dans la presse ivoirienne. Pour les juges, « le contexte et l’environnement sont devenus tel que c’est la seule façon d’assurer et de préserver l’intégrité du procès tout en préservant la publicité des débats ».

 

Il faut rappeler que Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé sont poursuivis pour meurtres, viols et autres violences sexuelles, actes de persécution et autres actes inhumains perpétrés entre le 16 décembre 2010 et le 11 avril 2011 pendant la crise postélectorale en Côte d’Ivoire.

 

Christophe SESSOU

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