24
Mar, octobre

États-Unis: Une fuite d'emails secrets secoue l'unité du parti d'Hillary Clinton

Amériques
Typographie

Le parti démocrate n'échappera pas à son tour à des remous en ce début de sa convention pour l'investiture de son candidat à la présidentielle de novembre prochain. La faute au site d'informations, WikiLeaks qui a balancé, ce vendredi, des correspondances privées compromettantes pour les responsables du parti.

Il y a une semaine, le parti républicain a connu des heures chaudes, au premier jour de la convention pour l'investiture de son candidat, avec des huées retentissantes de délégués anti Trump. Cette fois-ci, c'est le parti démocrate qui se retrouve à son tour, mis sur la sellette. En cause, une série d'emails privés des hauts responsables du parti qui ont fuité ce vendredi, sous la plume du site d'information WikiLeaks. Selon ces correspondances, les dirigeants démocrates auraient clairement, et dès le début du processus des primaires, un penchant pour la candidate Hillary Clinton. A l'évidence, le timing choisi pour rendre public ce scandale interne au parti democrate est tout sauf anodin.

 

Mobilisés à Philadelphie pour porter au pinacle leur candidate Hillary Clinton pour la présidentielle, les responsables du parti ont été sonnés par ces révélations qui leur tombent sur la tête comme un coup de massue. Plus de 19000 emails des hauts responsables ont été ainsi rendus publics par le site, mettant clairement à nu l'impartialité de ces derniers. En substance, WikiLeaks expose à la face du monde, le parti pris des dirigeants démocrates, dans le processus qui a conduit au choix du candidat du parti pour la présidentielle. Hillary Clinton aurait ainsi bénéficié, contrairement à Berny Sanders, son principal challenger aux primaires, d'un soutien direct des principaux dirigeants.

Première conséquence de ces révélations, la présidente du parti Debbie Wasserman Schulz, a dû annoncer sa démission dès la fin de la convention. "La meilleure façon pour moi d'accomplir ces objectifs (élire Hillary Clinton), est de démissionner de mon poste de présidente du parti à la fin de la convention".

Il n'en fallait pas plus pour réveiller le courroux des sympathisants du finaliste malheureux des primaires, Berny Sanders, qui n'entendent pas se laisser faire. Même si le candidat lui même, dans un souci d'apaisement, semble minimiser les faits, en appelant à faire barrage contre l'ennemi commun Donald Trump, ses sympathisants promettent aller jusqu'au bout, en portant leurs voix sur un autre candidat. Son intervention est d'ailleurs très attendue ce lundi, au premier jour de la convention. Voilà en tout cas, qui apportera du piquant dans la course a la Maison Blanche pour laquelle rien ne semble joué.

 

Bruno O. OTEGBEYE 

 

 

Annonce

Nous suivre

Inscrivez-vous gratuitement à notre liste de diffusion et soyez notifié dès qu'une nouvelle information arrive.