24
Mar, octobre

USA : En chute libre, Donald Trump tente de reconquérir le coeur des barons républicains

Amériques
Typographie

Le candidat républicain commence à polir son langage. Malmené dans les sondages depuis sa dernière série de bourdes, Donald Trump commence par se raviser. Cette fin de semaine, il a tenté de forcer la sympathie de deux poids lourds du parti républicain, Paul Ryan et John Mc Cain, qui sans équivoque, ont pris leurs distances avec lui.

 

Donald Trump fait face depuis environ une semaine à une montée de l'adrénaline contre lui au sein de son parti. Plusieurs ténors du parti républicain ne cachent pas leur déception face à son obsession à multiplier les bourdes.  Toutes choses préjudiciables à l'unité du parti, engagé dans une course épique contre le parti démocrate, mené par Hillary Clinton qui creuse de plus en plus l’écart en sa faveur.  Pris entre le feu des critiques au sein de son propre camp et des tirs croisés du parti démocrate, Donald Trump commence à mettre de l'eau dans son vin. Un exercice visiblement difficile, voire un forcing pour le candidat républicain, qui devra s'appliquer à adopter un style qui n'est pas le sien.

 "Paul Ryan est un homme bon. (...) Nous pouvons ne pas être d'accord sur certaines choses, mais dans l'ensemble, nous sommes d'accord. Et nous allons entreprendre de merveilleuses choses ensemble", tempère-t-il, dans un élan de remords à peine voilé. Pour l'instant, l'ex challenger aux primaires, n'a pas encore réagi à cette subite sympathie à son égard. Il avait d'ailleurs déclaré ne pas comprendre que son parti ait pu en arriver à choisir Donald Trump pour défendre ses couleurs, et a annoncé qu'il réagirait en temps opportun, aux nombreux dérapages du candidat. Dans la même dynamique, après les critiques acerbes à son encontre et suite à ses récentes frasques, le candidat républicain tente un autre appel de pied à l'endroit de John Mc Cain. "J'ai la plus grande estime pour le sénateur Mc Cain, qui a servi notre pays dans l'uniforme et dans la fonction publique. Je lui apporte pleinement mon soutien", loue-t-il. A travers ces déclarations, l'on peut difficilement reconnaître celui qui, il y a peu, mettait en doute le statut de héros de guerre de l'ex candidat de 2008."Mc Cain n'est pas un héros. C'est un héros parce qu'il a été capturé? Non! J'aime les gens qui n'ont pas été capturés", ironisait-il.

Face au tollé général que suscitent ses multiples bourdes, Donald Trump commence à se dédire, dans l'espoir de rattraper son retard sur sa challenger démocrate qui caracole en tête des sondages avec près de 10 points d'avance. Ce déchirement du parti républicain, provoqué souvent par le candidat lui-même, ne fait que renforcer la crédibilité d'Hillary Clinton, qui déroule son agenda de campagne dans les règles de l'art. 

Il n'est peut être pas encore trop tard. Mais pour y arriver, Donald Trump a la lourde mission de recoller les morceaux au sein de son parti dont plusieurs leaders n'hésitent pas à se rallier à la candidate démocrate. Du pain sur la planche pour le milliardaire candidat, qui a plutôt une obsession avérée pour le langage politiquement incorrect.

Bruno O. OTEGBEYE 

 

Annonce

Nous suivre

Inscrivez-vous gratuitement à notre liste de diffusion et soyez notifié dès qu'une nouvelle information arrive.