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Mar, octobre

Usa : Quelle politique africaine pour Donald Trump ?  

Amériques
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On en sait un peu plus sur la vision de Donald Trump, le nouveau président américain, sur les relations afro-américaines. Au travers d’une série de questions poignantes, Donald Trump esquisse un pan de sa ligne politique en direction de l’Afrique. C’est en tout cas ce que croient savoir plusieurs analystes, qui tentent de décrypter entre les lignes, les intentions cachées du  président américain.

Le mystère tombe petit à petit. Ce mardi 17 janvier, c’est entre les lignes d’un questionnaire adressé par l’équipe de transition de Donald Trump au département d’Etat que l’on découvre en filigrane la ligne diplomatique du futur président américain pour le continent africain. En substance, Donald Trump cherche à comprendre la pertinence de certains soutiens et autres interventions militaires américaines en Afrique. Morceaux choisis, la guerre contre Boko Haram au Nigeria, contre la Lord resistance army (Lra) en Ouganda, les Shebab en Somalie, etc

Sur la guerre contre le terrorisme en Somalie, voici la question que pose le nouveau président américain : « Nous combattons les Shebab depuis une décennie. Pourquoi ne l’avons-nous pas encore emporté ? » et sur la Lra ougandaise : « Nous avons poursuivi Joseph Kony pendant des années. Est-ce que cela en vaut vraiment la peine ? La Lra n’a jamais menacé nos intérêts personnels ». Et plus généralement : « Pourquoi devrions-nous dépenser autant de fonds dans l’aide au développement en Afrique alors que des gens souffrent ici aux États-Unis ? »

Une serie de questions qui laisse flairer un séisme de grande magnitude sur le ciel des relations afro-américaines. De quoi alerter certains analystes qui craignent pour un délaissement du continent par le nouveau président. En toile de fond, l’importante manne financière des Etats-Unis en direction du continent. Si les anciens présidents américains successifs, Barrack Obama surtout, sont souvent accusés d’en faire très peu pour le continent, les Etats-Unis restaient pourtant en 2015 le premier bailleur mondial avec 31 milliards de dollars dont une dizaine de milliards pour la seule Afrique subsaharienne.

Toute la question aujourd’hui est de savoir, si au nom de l’isolationnisme, Donald Trump remettra en cause ses lignes de financement au profit de ses concitoyens qui, dit-il, ‘’souffrent’’. Faux ! rétorquent certains observateurs avertis de la politique américaine. Jeune Afrique pense même que Peter Pham, pressenti au post de sous-secrétaire aux affaires africaines botte en touche toute idée de changement radical de paradigmes dans la politique américaine pour l’Afrique.

Dans tous les cas, le nouveau président entre à la Maison Blanche ce 20 janvier, et devra , face à la réalité du pouvoir, très vite dévoiler ses intentions.

Bruno O. OTEGBEYE

 

 

 

 

 

 

 

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