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Mar, octobre

Etats-unis : Obama s’en va, Trump s’installe

Amériques
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Les Etats-unis vivent depuis peu au rythme d’un branle-bas général au sommet de l'Etat fédéral. Pendant que Barrack Obama, le tout premier président noir des Etats-unis fait ses valises, après 8 laborieuses années, Donald Trump, son successeur, s’affaire pour prendre place au Bureau ovale de la Maison Blanche. Deux hommes qui, à eux seuls, racontent la diversité et la complexité du paysage politique américain.

S’il y a un président dont le mandat impose le respect, de par l’élégance de la fonction et le sens élevé de communication, c’est bien Barrack Obama. Un Américain d’origine africaine, qui a gravi à la surprise générale, les échelons de son parti, pour se hisser à la Maison Blanche.

Le mandat de Barrack Obama n’aura pas été de tout repos. Investi dans un contexte de crise économique né au cœur du système financier américain, avant de déployer ses ailes à travers le monde, le jeune avocat n’a eu le moindre mal à se mettre dans la peau de président de la première puissance mondiale, et est très tôt rentré dans le vif du sujet. Si son bilan contient des écueils à bien d’égards, beaucoup s’accordent à reconnaître en lui, un brillant président. A tout le moins, il laisse un pays, de retour sur tous les tableaux, et beaucoup plus réconcilié avec le reste du monde. Et la diplomatie et le sens de communication auront été des atouts précieux pour le désormais ex président américain, aidé par une compagne toute aussi brillante. Barrack Obama aura réussi à poser des symboles forts, dans un bon timing, et avec le sang froid qui fait la marque des grands leaders. Plus grosse tâche noire, le talent d’orateur et le leadership mondialement reconnus de Barrack Obama n’auront pas suffi pour assurer la continuité de son œuvre à la tête des Etats-Unis. Il se fait remplacer, à la stupéfaction générale, par un homme qui, à bien d’égards est son contraire parfait.

Donald Trump faisait déjà énormément parler de lui, tant en bien qu’en mal, avant d’être élu président des Etats Unis, dans la nuit du 8 au 9 novembre dernier, face à une candidate démocrate promise au job par toutes les statistiques. C’est là toute l’énigme de l’homme. Largement rejeté dans son propre camp, le nouveau président américain aura réussi à se défaire, contre toute attente, de toutes les grosses pointures de son parti, avant de déposer, dans les urnes, l’ex Première Dame, Hillary Clinton. Un style délibérément populiste qui a fait mouche dans l’opinion, même s’il est aussi le seul président américain dont la légitimité populaire est toujours sujette à caution.

Et depuis, le nouveau président ne fait rien et ne compte apparemment rien faire, pour hisser sa personnalité au format de président américain, avec toute la maîtrise de soi et de sa langue que cela implique. A contrario, il promet débarrasser l’administration américaine de ces standards trop convenants. Un chamboulement en perspective pour un pays qui a toujours su tenir le monde en respect. Mais qui doit hélas, explorer de nouveaux chemins, avec son nouveau président, que certains disent prêt à casser la baraque.

Bruno O. OTEGBEYE 

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