16
Mer, octobre

Alerte
Typography

Dans le cadre de l’organisation de la présidentielle du 28 février 2016, la Commission électorale nationale autonome (CENA) a reçu un montant de 10 millions de francs CFA, à titre d’avance, sur son budget général. Cette annonce a été faite par le ministre des finances Komi Koutché au cours du point de presse qu’il a animé ce mardi 22 décembre 2015 sur l’esplanade du Palais des gouverneurs à Porto-Novo.

 

 

 « …Le gouvernement assumera toutes ses obligations dans le cadre de l’organisation de la présidentielle prochaine.  Nous avons reçu les instructions pour mettre en place le financement qu’il faut. Aujourd’hui même nous avons déjà donné les instructions pour que la CENA soit dotée de 10 milliards de francs CFA sous forme d’avance. Cela suppose que le problème de financement des élections ne se pose pas», a déclaré l’argentier national au cours de son point de presse.

 

Avec ces 10 millions, la CENA encaisse  plus des deux tiers du budget général des prochaines élections estimé à environs 15 milliards de francs CFA. Ainsi, toutes les instances chargées d’organiser ou de participer à l’organisation des élections au Bénin pourront entamer et poursuivre la mise en œuvre de chacune de leurs activités entrant dans le cadre de l’organisation de cette élection.

A signaler que  le budget général des élections est reparti ainsi qu’il suit : 10 milliards pour la CENA ; 1,3 milliard pour la Cour constitutionnelle; 120 millions pour la Cour suprême et 500 millions pour la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC). Le ministère chargé des relations avec les institutions se verra attribuer 200 millions pendant que le ministère de la communication, le ministère de l’intérieur, le ministère de la défense et  le ministère de la décentralisation recevront respectivement 250 millions, 1,1milliard, 1,5 milliard et 250 millions.

Le gouvernement tire les leçons

Avec cette déclaration du ministre Komi Koucthé, on remarque que le gouvernement a tiré les grandes leçons des couacs notés dans l’organisation des législatives et communales, municipales et locales dernières, en fournissant à bonne date les ressources destinées à l’organisation de la présidentielle. L’on a déjà observé les mêmes dispositions avec le Conseil d’orientation et de supervision de la liste électorale permanente informatisée (COS-LEPI), dirigé par l’honorable Augustin Ahouanvoébla. Une institution, qui, sous son actuel président, a été moins budgétivore et qui n’a suscité de polémique comme ce fut le cas sous la présidence du député Sacca Lafia. Vu que les fonds sont disponibles, il revient maintenant à la l’Agence nationale de traitement (ANT) de distribuer les cartes d’électeur sans grincement de dents  et à la CENA d’œuvrer pour une parfaite organisation de la présidentielle de 2016. Cela contribuera au renforcement du processus démocratique en cours dans le pays, depuis plus de 25 ans.

 

Ariel Gbaguidi

Annonce

Nous suivre

Inscrivez-vous gratuitement à notre liste de diffusion et soyez notifié dès qu'une nouvelle information arrive.