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Dim, décembre

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Dans son traditionnel message de vœux de nouvel an au peuple béninois, le Chef de l’Etat, Boni Yayi, a fait part de son attachement à la bonne gouvernance dans tous les domaines, selon ses propres mots. Et pour y parvenir, il souhaite des réformes institutionnelles, qui pour lui, doivent être effectives, si vraiment le Bénin tient à renforcer sa réputation au plan régional et  international.

  "Le Bénin de nos rêves ". C’est l’expression utilisée par le chef de l’Etat pour désigner l’ensemble des conditions incontournables pour que le Bénin soit un symbole, un exemple à suivre en matière de bonne gouvernance. Cela veut dire, en d’autres mots, que le Bénin devra être « un pays phare, bien gouverné et uni. Un pays où règne la paix. Un pays à économie prospère et compétitive, de rayonnement culturel et de bien-être social », a dit le premier magistrat du Bénin. Mais pour bâtir cette nation où il fera bon vivre, Boni Yayi a proposé des réformes au peuple béninois. Des changements légaux qui, selon lui, constituent des défis à relever.

 Il s’agit notamment des questions de gouvernance à tous les niveaux que cela soit dans le public ou le privé. Elles ont trait à l’éradication de l’impunité dont le corolaire est la corruption et le détournement de biens publics. Il s’agit également du renforcement du cadre institutionnel pour le contrôle des comptes de l’Etat. La bonne gouvernance passe aussi par la création de la Cour des comptes, de la sauvegarde de l’intégrité publique et de l’application effective de l’imprescriptibilité des crimes économiques, selon le Président de la République.

La qualité de la justice béninoise fait aussi défaut en matière de promotion de la bonne gestion des affaires publiques. Elle est infiltrée et parfois manipulée par les politiques et le Chef de l’Etat appelle incessamment à sa dépolitisation. Il l’a dit et redit dans son adresse. « Cela me préoccupe », a-t-il martelé.

La question de la probité de la classe politique béninoise se pose, elle aussi. Les gouvernants doivent être sanctionnés par la Haute cour de justice dont les conditions de saisine sont à réviser sans délai afin d’assurer sa fonctionnalité et sa crédibilité à travers des sanctions politiques, pénales, administratives et disciplinaires à l’endroit des dirigeants qui commettront de graves délits dans l’exercice de leurs fonctions.

Pour le premier citoyen béninois, toutes ces réformes doivent être effectives, si le Bénin veut consolider sa réputation à l’international et la crédibilité de ses institutions. En termes clairs, le Chef de l’Etat Boni Yayi appelle à la révision de la constitution pour renforcer l’image du Bénin en matière de démocratie et de bonne gouvernance tant au niveau régional qu’international. Le renfoncement des infrastructures et l’organisation des élections législatives et communales, municipales et locales en 2015, sont également marqué son intervention. A tout le peuple béninois, aux étrangers vivants au Bénin, aux partenaires techniques et financiers, aux diplomates accrédités au Bénin, Boni Yayi leur a formulé ses vœux de paix, de santé et de succès, en soulignant que c’était son dixième et dernier message de vœux de nouvel an à la nation, en sa qualité de Président de la République.

 Ariel Gbaguidi

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