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Sam, décembre

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La rétribution des primes de campagnes au profit des soldats des ex-contingents béninois sur des théâtres africains commence ce lundi 11 janvier 2016 et prend fin le lundi 18 janvier 2016. C’est à la suite de la mort du caporal Mohamed Dangou le 6 janvier dernier.

 « Dans cadre paiement rappel indemnités de campagne stop honneur vous demander stop bien vouloir bien stop inviter personnel sous vos ordres respectifs stop membres stop ONUCI 19 stopMONUSCO 8 stop MINUSMA 2 ». C’est le message téléphone porté en provenance de l’intendant militaire de 1ere classe Alfred ASSOGBA,  Directeur du service de l’intendance des armées en direction des  chefs d’Etat-Major de l’armée de terre, des forces aériennes,   navales  et de  la direction générale de la gendarmerie nationale. Les soldats concernés par ce paiement de primes sont au nombre de 1600. Ils ont effectué différentes missions allant de 2 ans et plus. Ils recevront chacun une somme de 1.000.000 f CFA. Tel que stipulé dans le courrier, le paiement des primes onusiennes  aux soldats des contingents béninois en Côte d’Ivoire, en Centrafrique et au  Congo démocratique  commence ce lundi 11 janvier 2016 à la garnison militaire du Camp Guézo à Cotonou pour ce qui est des unités régionales méridionales. Pour ce qui est du nord,ces rémunérations   s’effectueront au service régional de l’Intendance militaire  au Camp SéroKpéra de Parakou. La fin de ces opérations est prévue pour  le lundi 18 janvier 2016.

 Il est à rappeler que cette programmation  de paye fait suite  à la mort du caporal Mohamed Dangou abattu  devant le camp militaire de Camp Guézo en plein centre-ville de Cotonou. Le défunt faisait partie des soldats ayant participé aux opérations de maintien de paix  en Côte d’Ivoire sous le couvert des Nations-unies. Tous les mouvements d’humeur de ces soldats sous la conduite du caporal Dangou sont restés sans suite. La hiérarchie militaire n’a pas réussi non plus à infléchir la position des soldats protestatairesC’est alors qu’il a été interpellé ce mercredi 6 janvier 2016, ce qui s’est soldé par l’incident déplorable.

Tout porte à croire que rien ne serait fait sans ce malheureux incident. Il convient que chacun joue sa participation dans la consolidation de l’Etat de droit au bénin. Nul n’ignore ce à quoi conduisent les bruits de bottes dans les garnisons en Afrique. Il va falloir  faire le nécessaire pour  chaque fois régler les questions d’indemnités aux forces de défense et de sécurité afin de permettre au Bénin de poursuivre son processus démocratique.

Christophe SESSOU

 

 

 

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