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Un collectif de la société civile malienne a demandé ce dimanche 25 juin au gouvernement le retrait "pur et simple" du projet et l'organisation d'une consultation seulement après la "libération totale du territoire national" en partie occupé par des djihadistes et d'ex-rebelles touareg.

"Le gouvernement a annoncé le report à une date ultérieure du référendum. Nous, demandons son retrait pur et simple. Et pas de référendum, sans libération totale du territoire", a déclaré à l'AFP Mme Sy Kadiatou Sow, présidente du collectif "Touche pas à ma constitution". Le gouvernement malien a officiellement reporté sine die cette semaine le référendum controversé, initialement prévu pour le 9 juillet.

Le projet de révision de la Constitution de 1992, la première depuis 25 ans, vise notamment à "mettre en oeuvre certains engagements de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali" signé en mai-juin 2015 entre le gouvernement et l'ex-rébellion à dominante touareg du nord du pays.

Les détracteurs du projet estiment que le texte donnait trop de pouvoirs au président de la République et estiment impossible d'organiser le référendum dans le nord en raison de l'insécurité qui y prévaut, liée aux attaques jihadistes, malgré la présence de l'armée et de forces internationales.

Pour maintenir la pression, le collectif anti-référendum a annoncé l'organisation à Bamako d'un meeting le 1er juillet, la veille de l'organisation d'un sommet régional contre les groupes islamistes armés du Sahel auquel doit participer le président français Emmanuel Macron.

Christophe SESSOU / beninmondeinfos.com

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