18
Mer, septembre

Alerte rouge
Typography

Les chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) réunis en Sommet à Abuja, ont proposé ce samedi 17 décembre 2016, de garantir la sécurité du président élu et d’œuvrer pour un transfert pacifique du pouvoir.

 « Il faut prendre toutes les mesures pour le respect du verdict des urnes et un transfert pacifique du pouvoir en Gambie », a martelé ce samedi 17 décembre 2016, la présidente en exercice de la cedeao, Ellen Johnson Sirleaf. Cette déclaration de la présidente du Liberia s’inscrit dans le cadre des travaux du 50è sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’instance ouest-africaine à Abuja, sommet dont le principal menu a été la crise gambienne.  Dans le communiqué final, les 11 chefs d’Etats ont décidé de garantir la sécurité du président élu de la Gambie, Adama Barrow et d’être tous présents à l’investiture de ce dernier le 19 janvier 2017. Cette position de prudence de la Cedeao qui tranche avec celle de la confrontation que semble préconiser l’ONU, n’est pas une surprise selon des analystes politiques. Il faut souligner que la crise politique actuelle en Gambie est née du revirement du président Yahya Jammeh, qui a rejeté les résultats du scrutin présidentiel du 1er décembre 2016 remporté par l’opposition, alors qu’il les avait acceptés auparavant. Déjà dans son discours d’ouverture de la rencontre, la présidente du Liberia et présidente en exercice de la Cedeao, Mme Ellen Johnson-Sirleaf, a fait à ses pairs le point de la visite de médiation qu’elle avait effectuée, le 13 décembre 2016, en Gambie, en compagnie des présidents nigérian, Muhammadu Buhari, sierra léonais, Dr Ernest Bai Koroma, et ghanéen, John Dramani Mahama. Elle a invité la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao à examiner les mesures qui seront soumises à leur appréciation afin d’aboutir à une bonne conclusion sur l’impasse politique dans ce pays avant le 19 janvier 2017, date d’expiration du mandat du président sortant, Yahya Jammeh. « Yahya Jammeh fait de la résistance et il faut le raisonner », a indiqué Mme Johnson-Sirleaf.

Christophe SESSOU

 

 

Annonce

Nous suivre

Inscrivez-vous gratuitement à notre liste de diffusion et soyez notifié dès qu'une nouvelle information arrive.